Un chêne pour enraciner la mémoire… ou pour tenter de replanter la confiance ?

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L’arbre grandira, mais les blessures, elles, restent à vif. Vingt ans après l’enlèvement, la torture et l’assassinat barbare d’Ilan Halimi – parce qu’il était juif –, un chêne va être planté vendredi dans les jardins de l’Élysée. Emmanuel Macron prononcera un discours « inédit » sur la lutte contre l’antisémitisme, entouré de l’arbre choisi par la famille Halimi.

Symbole fort ?

Geste tardif ?

Ou simple feuille verte sur un bilan politique criblé de silences et d’absences remarquées (marches républicaines boycottées, condamnations jugées molles) ?

L’arbre grandira sans doute, solide et centenaire en puissance. Les blessures de la communauté juive, elles, ne cicatrisent pas avec de la sève et des discours. Entre racines symboliques et racines du mal toujours vivaces, ce chêne enterre-t-il vraiment l’oubli… ou tente-t-il surtout d’enterrer les critiques ?

Ce qui me fait rire, c’est que j’ai toujours entendu “ni pardon ni oubli”, mais pour Macron, certains ferment les yeux. Pourquoi ?
Probablement pour être bien vus, pour garder une proximité avec le pouvoir?
Et, par la suite, probablement obtenir leur petite médaille?
Mais avez-vous demandé l’avis aux environ 430 000 Français juifs de ce qu’ils pensent vraiment de Macron ?

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