Antisémitisme : le fossé entre les salons et le bitume

  • Auteur/autrice de la publication :
  • Post category:Média
  • Commentaires de la publication :0 commentaire

Les beaux quartiers créent une « bulle » où l’on peut se permettre de dire « même pas peur ».

Dans certaines banlieues, de nombreux Juifs retirent leur kippa ou changent d’itinéraire lorsqu’ils se sentent en danger.

C’est facile de dire « même pas peur » lorsque l’on se déplace en Uber ou en voiture, et que l’on ne prend pas les transports en commun.

Les personnes vivant dans les beaux quartiers se sentent protégées ; pour celles vivant dans les banlieues, c’est différent.

Dans certaines banlieues, la sécurité est un combat quotidien. Sortir de chez soi, c’est parfois entrer dans une zone où l’on devient potentiellement une cible si l’on est identifié comme juif.

L’antisémitisme y est souvent plus frontal, plus agressif, et le sentiment d’abandon par les institutions y est beaucoup plus fort.

​Il est facile de proclamer « même pas peur » lorsque l’on vit derrière les codes d’accès des quartiers huppés. Mais pour le Juif lambda, celui qui habite au cœur de certaines banlieues ou de quartiers dits « sensibles », la réalité ne s’écrit pas en slogans, elle se subit au quotidien. ​D’un côté, les salons dorés ; de l’autre, le bitume, où la kippa devient une cible et où le trajet vers la synagogue se transforme en parcours d’obstacles. Entre insultes à la sortie de l’office et agressions sur le chemin, ​on ne cessera de le répéter.

Laisser un commentaire