Aujourd’hui, un sentiment d’abandon prédomine au sein de la communauté juive, qui se sent délaissée par un pouvoir jugé déconnecté des réalités du terrain.
Depuis le 7 octobre 2023, la position française a oscillé, créant une incompréhension totale :
- L’appel au boycott des armes : En octobre 2024, le président a appelé à cesser les livraisons d’armes à Israël pour les combats à Gaza. Cette déclaration a été vécue comme une « trahison » par beaucoup, déclenchant des huées contre Michel Barnier (représentant le président) lors de la cérémonie du CRIF.
- La reconnaissance de l’État de Palestine : Annoncée officiellement à la tribune de l’ONU en septembre 2025, cette décision a été perçue par de nombreux responsables communautaires comme une récompense indirecte au terrorisme, survenant dans un contexte de guerre non résolue.
La déconnexion avec les élites (« les courtisans »):
- Le mirage des médailles : Tandis que l’État multiplie les décorations et les cérémonies pour une élite de « courtisans » proches du pouvoir, la majorité des citoyens se sentent isolés face à l’insécurité.
- Une protection de façade : https://x.com/i/status/2035324119953056191
- La fin de la confiance : Le décalage entre les honneurs accordés aux privilégiés et la solitude amère du reste de la communauté a brisé le pacte de confiance avec les institutions. https://x.com/i/status/2034930661061017662
Le contraste est aujourd’hui insupportable. D’un côté, les sourires et la proximité affichés sur les réseaux sociaux lors de réceptions à l’Élysée ; de l’autre, la réalité brute d’une base qui ne se reconnaît plus dans ses représentants.
Le règne des « courtisans » et l’illusion du bonheur
Les récentes images montrant certains leaders communautaires tout sourire aux côtés d’Emmanuel Macron (comme on peut le voir sur ce partage Facebook) provoquent un malaise profond. Comment afficher une telle félicité alors que les causes réelles de l’antisémitisme ne sont toujours pas réglées ?

(Basé sur la publication de Raphaël Haddad sur Facebook, créditée comme publique) est le suivant : Raphaël Haddad est au Palais de l’Élysée.
En somme, on ne protège pas une population avec de simples symboles , mais par une présence réelle et une écoute authentique. La sécurité ne se décrète pas dans les salons : elle s’impose par des actes forts et des peines exemplaires. Face à la montée de la haine, la communauté n’attend plus des médailles, mais une justice implacable qui garantisse enfin son droit à la tranquillité.
Conclusion : le départ d’Ariel Amar, symbole d’une page qui se tourne
Le départ d’Ariel Amar du CRIF n’est pas un simple mouvement administratif ; c’est l’aveu d’une impasse. En quittant l’institution avec « tristesse et gravité », il semble confirmer ce sentiment d’abandon qui ronge la base. Quand les voix authentiques préfèrent se retirer plutôt que de cautionner une politique de « courtisans » et de médailles, c’est le signe que le décalage entre les sommets et la réalité du terrain est devenu insupportable. Ce retrait marque la fin d’une époque et souligne l’urgence d’une remise en question profonde des instances représentatives.
Pour comprendre les raisons de ce choix et la fin de ce militantisme au sein de l’institution, retrouvez l’intégralité de sa déclaration ici :
Je tourne cette page de mon militantisme au sein du CRIF avec tristesse et gravité – Ariel Amar

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