Mercredi 28 janvier 2026, à Saint-Mandé, l’Association Hatikva, présidée par Sabrina Scetbon, a réuni un public engagé autour de la question brûlante : Quel avenir pour les Juifs en France et en Europe ?

Parmi les intervenants,
Alexandre Del Valle a livré une analyse sans détour : plus d’immigration incontrôlée signifie plus d’antisémitisme. Il a dénoncé les faux discours de certains politiques sur la lutte contre l’antisémitisme, ainsi que la passivité et la responsabilité de plusieurs présidents successifs face à ce fléau.
Amine Elbahi a plaidé pour une présence plus forte et plus audible de voix juives dans l’espace médiatique, afin de contrebalancer les narratifs dominants. Il a également évoqué la démographie de la communauté juive : au fil du temps, les départs et la faible natalité rendent cette diminution mathématique et inéluctable – la communauté sera mécaniquement moins nombreuse.
Richard Abitbol, modérateur du débat, a pointé du doigt la faiblesse générale de certains courtisans face aux détenteurs du pouvoir, appelant à plus de courage et de fermeté.
Le débat a particulièrement porté sur les manquements de la justice française en matière d’antisémitisme.
L’exemple tragique de l’affaire Sarah Halimi a été rappelé : malgré le caractère antisémite évident du meurtre (insultes et motivations liées à la judaïté de la victime), la justice a abouti à une irresponsabilité pénale du meurtrier, occultant en partie cette dimension haineuse.
De même, dans l’affaire récente de l’abattage de l’olivier dédié à Ilan Halimi (en hommage à sa mémoire), les deux auteurs en situation irrégulière ont été condamnés, mais le caractère antisémite n’a pas été retenu par le tribunal, malgré les circonstances.
Depuis le 7 octobre 2023, un sentiment d’abandon domine : la communauté juive française se sent oubliée et lâchée par Emmanuel Macron et le pouvoir en place.
L’association C.H.A.R (Contre la Haine, l’Antisémitisme, le Racisme) était présente dans le public, témoignant de l’intérêt croissant pour ces échanges géopolitiques et sécuritaires.
Une soirée qui, loin d’apporter des réponses rassurantes, a renforcé l’urgence d’une prise de conscience collective. L’avenir des Juifs en France et en Europe se joue-t-il encore ici, ou est-il déjà en train de s’écrire ailleurs ?
Lorsque j’entends que la justice condamne l’antisémitisme, je fais un bond. Un exemple concret : l’affaire du maire qui a dit « la France est trop youpine » n’a pas été condamné.
