L’art de la vidéo tronquée, ou l’exécution médiatique

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Sur le réseau social X, la vérité est devenue une option, et le montage vidéo une arme de précision. La méthode est rodée : on prend une séquence, on coupe le début, on supprime la fin, et on isole une phrase hors de son contexte.

Résultat ?

Une cible est désignée, un lynchage numérique est lancé.

Alertes Infos ne fait pas de l’info, il fait du buzz partisan en montant les gens les uns contre les autres.

Le tweet d’Alertes Infos impose une interprétation fausse à l’internaute avant même qu’il ne visionne l’extrait.

L’art de la manipulation : Quand le descriptif du tweet fabrique le mensonge.

La capture d’écran ci-jointe, issue du compte Alertes Infos sur X,.

La preuve par l’intégrale

Lorsqu’on sort de l’extrait de quelques secondes pour regarder la séquence dans son ensemble, la réalité est tout autre. Le passage intégral et les clarifications apportées par Jean Doridot démontrent sans ambiguïté qu’il n’y a jamais eu d’insulte ou de comparaison raciste.

En écrivant dans le descriptif « Un tel a dit ceci », il impose une grille de lecture. Même si la vidéo est floue ou ambiguë, votre cerveau va chercher à confirmer ce qu’il vient de lire.

Le mécanisme du mensonge

​Contrairement au « Deepfake » (totalement faux), la vidéo tronquée utilise un fragment de réel pour fabriquer un mensonge crédible.

En retirant le « mais » ou le « si » d’une explication, on transforme un analyste en fanatique ou un témoin en coupable.

Sur des sujets inflammables comme le conflit israélo-palestinien, ces manipulations ne sont pas de simples erreurs : ce sont des stratégies délibérées pour attiser la haine.

L’urgence d’une responsabilité juridique

​Aujourd’hui, l’impunité règne.

Derrière des pseudonymes, des comptes diffusent ces contenus viraux qui détruisent des réputations en quelques clics. Si la liberté d’expression est un droit, la manipulation malveillante de l’information pour mettre une cible dans le dos de quelqu’un devrait être systématiquement poursuivie.

​Le rétablissement des faits arrive souvent trop tard.

Vers une responsabilité des plateformes ?

​Avec le DSA (Digital Services Act) au niveau européen, la pression change de camp. Ce n’est plus seulement l’auteur qui est visé, mais X lui-même.

La plateforme a désormais l’obligation de retirer promptement un contenu signalé comme manifestement illicite ou manipulateur, sous peine d’amendes colossales (jusqu’à 6 % de son chiffre d’affaires mondial).

Depuis 2017, l’Association CHAR (Contre la Haine, l’Antisémitisme le Racisme) se bat sur le terrain des idées et du droit. Face à cette nouvelle ère de désinformation, nos statuts évoluent.

Nous nous donnons désormais pour mission de traquer ces méthodes de manipulation qui mettent des « cibles dans le dos » de citoyens, de journalistes ou de personnalités.

​Le droit est clair : l’article 226-8 du Code pénal punit le montage réalisé avec les paroles ou l’image d’une personne sans son consentement s’il n’apparaît pas clairement qu’il s’agit d’un montage.

​Notre engagement : restaurer la vérité

​ l’Association C.H.A.R. renforce son action pour :

  1. Identifier et signaler massivement les contenus manipulateurs.
  2. Engager des poursuites juridiques contre les auteurs de montages malveillants.

​La haine ne doit plus pouvoir se cacher derrière un logiciel de montage.

​Association C.H.A.R.
​Contre la Haine, l’Antisémitisme le Racisme
​Siège social :
22 rue de la Roquette, 75011 Paris
​Identifiant Waldec :
W751241791
​Notre engagement :
Depuis 2017, au service de la vérité.

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