On ne peut pas combattre un mal que l’on refuse de nommer. La Jüdische Allgemeine, place l’Europe face à ses propres tabous : l’essor de l’antisémitisme islamiste.
Pendant trop longtemps, la peur de la stigmatisation a paralysé le débat public. Pourtant, la réalité est là : dans les rues, l’antisémitisme ne se cache plus il s’affiche désormais comme une idéologie de haine radicale. En refusant de désigner clairement islamisme, les autorités ne font qu’aggraver le danger.
Le combat pour la vérité n’est pas une question de préjugés, mais de survie démocratique. Ce n’est pas seulement la communauté juive qui est visée, mais les fondements mêmes de nos libertés. Pour protéger notre modèle de société, il est urgent de sortir de la naïveté : la clarté est le premier rempart contre la barbarie.
Le temps n’est plus aux bougies, mais à l’honnêteté.
- Auteur : Philipp Peyman Engel (Rédacteur en chef de la Jüdische Allgemeine).
- Titre original : Wir haben ein Problem – und wir müssen endlich darüber reden (« Nous avons un problème – et nous devons enfin en parler »).
- Site source : juedische-allgemeine.de
- Contexte : Philipp Peyman Engel est connu pour ses prises de position courageuses et directes sur la sécurité de la communauté juive en Allemagne et la nécessité de nommer clairement les différentes sources de l’antisémitisme, notamment l’antisémitisme islamiste.
Certains notables ont longtemps minimisé la réalité pour rester alignés sur la ligne de l’exécutif. Mais aujourd’hui, le vent tourne : de plus en plus de médias osent enfin nommer le problème sans détour.
