Nous assistons aujourd’hui à ce qui ressemble fort à une « République des copains ». Sous l’impulsion d’Aurore Bergé, l’action ministérielle semble se resserrer autour d’un cercle restreint, laissant de nombreuses associations de lutte contre le racisme et l’antisémitisme sur la touche.
En invitant systématiquement les mêmes interlocuteurs, le ministère se prive de voix essentielles et de terrains d’expertise variés. Ce manque de pluralité est un signal inquiétant : cette stratégie de l’entre-soi crée une mise à l’écart injustifiée qui, loin de renforcer notre cohésion, risque d’affaiblir la cause même que l’État prétend servir. Pour être efficace, la lutte contre les haines ne peut être l’apanage de quelques-uns ; elle doit être l’affaire de tous, dans le respect de la diversité des approches.
