Les Juifs des quartiers populaires en première ligne contre l’antisémitisme

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Historiquement, les mouvements de résistance contre l’antisémitisme et le racisme ne sont pas nés dans les salons feutrés, mais dans la rue et au sein des populations directement oppressées.
​La lutte contre l’antisémitisme n’est pas un luxe intellectuel ni un sujet de plateau télévisé. C’est une urgence vitale. Pour les classes populaires, ce n’est pas une question de posture idéologique, mais de dignité brute. Là où certains débattent de sémantique, d’autres comptent leurs blessures.

Le prix fort de l’oubli


Depuis l’affaire al-Durah et la seconde Intifada, les Français juifs des quartiers modestes sont en première ligne. Ils paient le tribut d’un « nouvel antisémitisme » qui ne se cache plus. Ce ne sont pas les Juifs des beaux quartiers, protégés par les codes et la distance, qui subissent le harcèlement scolaire ou l’insulte dans le bus. Ce sont ceux qui partagent le quotidien des milieux populaires, pris en étau par une haine importée et une indifférence exportée.

​Le déni des élites


L’Histoire retiendra que, face à cette montée des périls, la parole politique a souvent bégayé. On se souvient du silence initial ou des pudeurs de langage du gouvernement Jospin, incapable alors de « nommer le mal ».

Car l’antisémitisme avait changé de visage. Aujourd’hui encore, une certaine gauche, une partie du centre, ainsi qu’une « gauche caviar » moralisatrice et certains notables, semblent n’agir que par pur calcul électoral ou à des fins politiciennes.

Cet « antisémitisme de salon » est une insulte à ceux qui, par crainte, ferment désormais leur porte à double tour.

Pour une fraternité de combat


Il est temps d’arracher ce combat aux mains des stratèges politiques pour le rendre au peuple. L’antiracisme ne doit plus être un accessoire de mode pour notables en quête de vertu, mais un bouclier concret. Défendre les Juifs des banlieues, c’est refuser que la République ne s’arrête au bout de certains boulevards. C’est défendre l’idée même de la France : une communauté de destin où personne n’a peur de son voisin.

L’éthique avant l’étiquette

​La lutte contre l’antisémitisme ne doit jamais être le jouet d’une « République des copains ». Ce combat n’appartient pas aux salons ni aux stratégies de caste : il exige une clarté absolue, loin des calculs électoraux et des complaisances partisanes.

Association C.H.A.R. (Contre la Haine l’Antisémitisme le Racisme).

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