Le constat d’un abandon
Les Français juifs qui ont fui l’insécurité des banlieues n’ont pas de leçons à recevoir.
Les responsables sont ceux qui ont minimisé le « nouvel antisémitisme » pendant 25 ans par déni politique. Aujourd’hui, ils reviennent nous faire la morale ?
Note [A titre informatif] :
Le meilleur rempart pour les Juifs, c’est Israël
En France, de plus en plus de familles juives ne se voient plus vieillir ici. Pour leurs enfants et petits-enfants, l’avenir semble ailleurs.
Sondages et études : plusieurs enquêtes (FRA, Fondapol, AJC, etc.) indiquent que 30 à 50 % des Juifs français ont déjà envisagé de partir, souvent pour des raisons liées à la sécurité et à la possibilité de vivre ouvertement leur judaïsme. Une part significative cite explicitement l’avenir de leurs enfants comme motif principal.
La montée en puissance soudaine d’un collectif n’est que rarement le fruit du hasard
Depuis le 7 octobre, ils ressurgissent. Ils ont enfin compris que leur vieux « disque rayé » ne prenait plus auprès de la communauté juive. L’antisémitisme a changé de trottoir, et les Juifs ont parfaitement identifié où se situe désormais le danger prioritaire : le pogrom du 7 octobre l’a révélé au grand jour.
Sous un nouveau masque, ce collectif revient nous dicter le bien et le mal, cherchant à nous rendormir en occupant tout l’espace médiatique. Seule leur voix semble compter. Ils squattent les plateaux télé, les salons dorés et les grands médias, pour nous désigner le prétendu « vrai danger » pour notre communauté?
Quand on loge chez les notables et qu’on fréquente les salons du pouvoir
Ce privilège explique sans doute le silence complice face aux dérives de Macron?
Il squatte chez les notables, nous explique que le meilleur rempart contre l’antisémitisme, c’est la République…
L’hôpital qui se moque de la charité
Le mouvement a été impulsé par des figures issues de l’UEJF (Union des Étudiants Juifs de France) et de SOS Racisme.
Journal : ActuJ (Actualité Juive)
Numéro : n° 1820
Date de publication : 19 mars 2026
Sujet : Un entretien avec Sarah Aizenman, présidente du collectif Nous Vivrons.
L’article est titré : « Sarah Aizenman : « Le meilleur rempart contre l’antisémitisme, c’est la République » ». Il traite notamment de la position du mouvement vis-à-vis de La France Insoumise (LFI) et du bloc RN-Reconquête au lendemain d’élections municipales.

Ce « deux poids, deux mesures » ne trompe plus personne
Le paradoxe du collectif
Si ce collectif prétend défendre la communauté juive, son absence de réaction virulente contre Macron pose question :
- Indignation à géométrie variable : Ils traitent de « facho » les élus du RN ou de Reconquête, alors que des millions de Français de toutes classes sociales les ont choisis par le vote. Agir ainsi, c’est considérer ces électeurs comme des sous-citoyens. Dans une démocratie, le choix du bulletin de vote est souverain et ne devrait jamais transformer un citoyen en paria.Mais ferment les yeux sur les actes diplomatiques concrets de l’Élysée qui affaiblissent Israël?
- Instrumentalisation : Cela renforce l’idée qu’ils ne sont pas là pour protéger la communauté, mais pour servir de « police politique » afin d’empêcher l’union des droites?
Laissons les citoyens choisir en paix
En démocratie, le respect de l’électeur est primordial. Insulter ceux qui votent RN ou Reconquête et perturber les débats n’est pas une preuve de force, mais un aveu de faiblesse. Chaque citoyen doit être libre de son choix sans être systématiquement étiqueté.
Peu importe le parti ou le candidat, la liberté de réunion et d’expression doit être sacrée pour TOUS. Respectons le choix de chaque citoyen, quel qu’il soit.
Réactions massives de la communauté contre les dérives de ce collectif : le florilège des tweets marquants
Nous vous suggérons de lire ses différents tweets sur le collectif Nous Vivrons (notamment ceux de Martine Weill-Raynal ,Simon Moos, Ariel Goldmann et Clément Weill-Raynal, Goldnadel,Tapiro).
Pendant des années, on nous a montré du doigt un danger comme étant le prioritaire pour la communauté juive, alors que, dans les universités et les banlieues, un autre danger s’est développé en parallèle.
Le danger, nous l’avons vécu ; ils l’ont ignoré
Le déni des années 2000 : laissant les familles juives seules face à la montée des tensions.
Alors que l’antisémitisme mutait dans nos banlieues, changeant de visage pour devenir une menace quotidienne. On nous expliquait que nous « exagérions », que c’était un « sentiment d’insécurité » ou, pire, qu’il ne fallait pas « stigmatiser ».
Le prix du silence
Le résultat de ce déni ?
Des milliers de familles françaises juives ont dû fuir leurs quartiers, leurs écoles, leurs amis. Cet exil intérieur n’est pas le fait du RN ou de Reconquête, mais le fruit amer de la démission de ceux qui étaient censés nous protéger. Les responsables sont ceux qui ont minimisé ce « nouvel antisémitisme » par pur calcul électoral ou aveuglement idéologique.
L’ironie du donneur de leçons ne date pas d’hier
Déjà, sous le gouvernement Jospin, nous avons assisté aux prémices de ce que nous vivons aujourd’hui : un « nouvel antisémitisme » minimisé, voire ignoré, sous prétexte qu’il avait « changé de trottoir ».
Parce que cette haine ne cochait plus les cases habituelles, parce qu’elle dérangeait les alliances électorales et les certitudes idéologiques, elle a été passée sous silence. Ce déni d’hier est le terreau de l’instrumentalisation d’aujourd’hui. Comment ceux qui ont été les complices passifs de notre déracinement et de notre insécurité peuvent-ils prétendre, vingt ans plus tard, nous dicter la marche à suivre ?
Julia Jakubowicz est la nièce d’Alain Jakubowicz
Pour clore ce chapitre de soumission aux agendas extérieurs, reprenons les mots de Julia Jakubowicz :
« Aucun camp ne détient le monopole de la morale juive » et « Je ne tolère plus la pensée unique. »
Ces formules choc, reprises en titre par Tribune Juive (« Julia Jakubowicz défie la « morale » des Juifs de gauche »), résonnent aujourd’hui avec une acuité particulière. Elles nous rappellent que notre combat ne saurait être inféodé à aucun parti ni sacrifié sur l’autel du calcul politique.
La critique du déni politique
Dans ses ouvrages comme L’Archipel français, Fourquet souligne le décalage entre la réalité vécue sur le terrain et le discours des autorités de l’époque.
Nous vous recommandons vivement ce livre ! Vous pouvez vous le procurer ici.

La fin de la mixité dans les quartiers populaire
Pendant des décennies, de nombreuses familles juives (souvent arrivées d’Afrique du Nord dans les années 60) vivaient dans les quartiers populaires de Seine-Saint-Denis (Sarcelles, Bondy, Aulnay-sous-Bois).
Le constat de terrain : Fourquet observe une chute drastique des effectifs de la communauté juive dans ces zones entre 2000 et 2020.
Le décalage de discours : Alors que les autorités parlaient encore de « vivre-ensemble » et d’intégration réussie, les chiffres (écoles confessionnelles, listes électorales) montraient un départ massif.
Le basculement des années 2000
Pour Fourquet, l’année 2000 est le point de rupture (le début de la seconde Intifada au Proche-Orient).
L’importation du conflit : Il documente comment une tension géopolitique lointaine s’est transformée en une insécurité quotidienne pour les Juifs de banlieue.
Le déni politique : Il souligne que le gouvernement Jospin (et les autorités de l’époque) a mis du temps à nommer le caractère antisémite de certaines agressions, de peur de « stigmatiser » d’autres populations ou d’embraser les quartiers.
La « Double Peine » et l’Exode
Fourquet montre que cet exode n’est pas vers Israël (Aliyah), mais d’abord interne à la France.
L’exil vers l’Ouest : Les familles quittent le 93 pour le 17e arrondissement de Paris, Levallois-Perret ou Saint-Mandé.
La conséquence sur l’Archipel : Ce mouvement renforce la séparation géographique des communautés. Les populations ne se croisent plus, ne fréquentent plus les mêmes écoles, ce qui accélère la disparition d’une base culturelle commune.
L’école comme baromètre
C’est sans doute l’analyse la plus frappante de Fourquet :
Dans de nombreuses communes de banlieue, il n’y a quasiment plus d’enfants juifs dans les écoles publiques.
Ils ont été transférés vers des écoles privées (juives ou catholiques) pour des raisons de sécurité et de tranquillité. Ce retrait scolaire est, pour l’auteur, le signe ultime que la République n’est plus en mesure de garantir sa promesse de protection sur tout le territoire.
Le point de vue de Fourquet est que le sort de la communauté juive en banlieue a été le « canari dans la mine » : un signal d’alarme sur la fragmentation de la société que les élites n’ont pas voulu voir à temps.
Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion à l’IFOP, a longuement documenté, notamment à travers le concept d’« exil intérieur ». Ses travaux mettent en lumière une mutation sociologique profonde de la société française à partir du début des années 2000.
Analyse globale des travaux de J. Fourquet.
2000 – 2015:
« Nouvel antisémitisme » (Quartiers/Radicalisme).
Post-2015:
Terrorisme (Hyper Cacher, etc.)
Augmentation de l’Aliyah (départ vers Israël).
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