Alors que l’antisémitisme en banlieue a déjà poussé de nombreuses familles juives à l’exil intérieur, une nouvelle agression barbare à Gentilly (94) réveille le spectre de l’impunité et du déni institutionnel.
Le traumatisme de trop
Pour Shimon Z., son épouse et leurs six enfants, la nuit de vendredi à samedi a basculé dans l’horreur. Pendant de longues minutes, la famille s’est barricadée alors qu’un voisin — sorti de prison il y a un mois et interdit de séjour dans le quartier — s’acharnait sur leur porte au marteau.
Dans un déchaînement de haine, aux cris de :
« Sales Juifs ! »
« Je vais vous faire un 7 octobre ! »
Un scénario qui se répète
Cette affaire s’inscrit dans un contexte pesant : celui d’un nouvel antisémitisme de quartier trop souvent passé sous silence sous prétexte de préserver un « vivre-ensemble » de façade.
Par le passé, de nombreuses affaires similaires ont été étouffées, poussant les familles juives à fuir ces zones pour assurer leur survie. Aujourd’hui, la famille Z. refuse que leur calvaire soit réduit à un simple fait divers. L’agresseur a été interpellé et placé en garde à vue à Cachan, mais l’inquiétude grandit.
Relâcher cet homme après des menaces de mort, il est vrai que l’on ne peut poster un policier devant chaque personne menacée, la justice a le devoir d’agir fermement.
La famille réclame une mesure d’éloignement immédiate.
