Neuf ans après le crime, l’affaire Sarah Halimi prend un tournant inattendu. William Attal opère un changement de conseil radical : il retire le dossier à « la Duchesse » pour confier la suite du combat à Me Olivier Pardo, écartant ses anciens avocats pour lancer une ultime offensive judiciaire.
Une demande de réouverture d’instruction a été officiellement déposée devant la Cour d’appel de Paris. La défense s’appuie sur des éléments présentés comme « nouveaux et déterminants », qui auraient échappé aux experts et aux magistrats instructeurs lors de l’enquête initiale :
- Un enregistrement audio réalisé au moment des faits prouvant, selon les avocats, une conscience politique et criminelle du suspect.
- La consommation de crack, une drogue dont l’usage conscient ne saurait, selon cette thèse, justifier une abolition du discernement.
- Des preuves de préméditation jugées incompatibles avec la théorie d’une bouffée délirante spontanée.
Pour la famille, ce changement de stratégie vise à briser le verrou de l’irresponsabilité pénale de Kobili Traoré. L’objectif est clair : obtenir enfin le procès que la justice française avait, jusqu’ici, déclaré impossible.
Comme le souligne cet article de Tribune Juive, l’heure n’est plus aux commémorations mais à l’exigence de vérité. Face à l’inertie des symboles, la famille de Sarah Halimi a choisi de passer à l’offensive judiciaire pour briser l’impunité.
Tribune Juive
