Le costume a peut-être changé, mais la mise en scène reste la même. Dans les couloirs du pouvoir comme sur les réseaux sociaux, la comédie humaine recycle inlassablement ses plus vieux archétypes : le « moi-je » boursouflé et le « m’as-tu-vu » en quête permanente de validation. Certains courtisans et une partie de la gauche morale caviar s’y côtoient, unis dans leur quête de pouvoir et de reconnaissance.
La valse des faux-semblants.
Tels des personnages échappés d’un film de Louis de Funès, ces courtisans modernes maîtrisent l’art de la courbette avec une élasticité déconcertante. Leur colonne vertébrale semble s’adapter instantanément au degré d’influence de leur interlocuteur.
L’illusion du brillant.
Ils courent après tout ce qui brille, confondant la lumière des projecteurs avec la chaleur du mérite. Pendant qu’ils s’essoufflent dans cette gymnastique de l’ego, nous restons spectateurs de ce triste cirque. On les regarde s’agiter, non pas avec admiration, mais avec cette lassitude polie que l’on réserve aux pièces de théâtre que l’on a déjà trop vues.
