Alors que le meurtre de masse de 60 chrétiens en RD Congo par des terroristes islamistes est relégué aux brèves internationales, les incidents isolés impliquant des chrétiens à Jérusalem saturent l’espace médiatique. Deux poids, deux mesures ?
Une horreur absolue s’est déroulée dans l’est de la République démocratique du Congo, documentée dans une enquête révoltante publiée par le quotidien britannique The Telegraph. Dans cet article intitulé « Islamic State massacres Christians in DRC and spares Muslims who can recite Quran », le journal décrit comment des terroristes de l’État islamique (affiliés aux ADF), dissimulés sous des vêtements civils pour se fondre dans la population locale, se sont infiltrés lors de funérailles chrétiennes. Une fois mêlés à la foule en deuil, ils ont ouvert le feu et massacré de sang-froid au moins 60 fidèles. Pourtant, l’écho médiatique mondial de ce carnage reste d’un calme plat.
Ce silence tranche singulièrement avec l’emballement médiatique mondial suscité il y a quelque temps par l’agression d’une religieuse à Jérusalem. Pour cet acte isolé — commis par un individu immédiatement arrêté et condamné par la justice —, les rédactions occidentales ont multiplié les analyses, pointant du doigt l’État hébreu.
Face à la barbarie islamiste qui frappe l’Afrique chrétienne, le contraste est saisissant. Cette indignation sélective remet au goût du jour un cynique adage des salles de rédaction : « No Jews, no news » (Pas de Juifs, pas d’info). Dès lors qu’Israël peut être incriminé, le projecteur s’allume instantanément ; quand des chrétiens sont persécutés en masse ailleurs par l’islamisme radical, les caméras se détournent.
Source de l’information :
- Média : The Telegraph (Royaume-Uni)
- Titre original : « Islamic State massacres Christians in DRC and spares Muslims who can recite Quran »
- Lien de l’article : « Islamic State massacres Christians in DRC and spares Muslims who can recite Quran »
