Alors que l’État du Plateau s’enfonce dans une spirale de violence sans précédent, l’horreur a franchi un nouveau seuil. Des familles chrétiennes, venues enterrer leurs proches massacrés la veille, ont été prises pour cibles au milieu des tombes. Récit d’un génocide qui ne dit pas son nom.
Insoutenable : des cercueils à peine mis en terre, des larmes qui se mélangent au sang frais. Au Nigeria, le deuil n’est plus un sanctuaire. Dans l’État du Plateau, devenu le théâtre d’une épuration religieuse systématique, les terroristes islamistes ne se contentent plus de tuer ; ils traquent désormais les survivants jusque dans leurs derniers hommages.
Un cycle de violence sans fin
Les attaques, attribuées à des terroristes islamistes , suivent un protocole de terreur bien rodé. Après avoir dévasté des villages entiers, les assassins reviennent frapper lors des cérémonies d’inhumation collective. Le message est clair : aucune vie, même brisée, ne doit être épargnée.
Pourtant, malgré l’accumulation de preuves et de témoignages, l’État nigérian semble paralysé. Entre impuissance logistique et soupçons de complicité passive, l’armée brille souvent par son absence, laissant les communautés chrétiennes sans autre défense que leur foi.
Le silence assourdissant des instances internationales
Pourquoi ce « génocide silencieux » n’occupe-t-il pas la une des journaux mondiaux ? Alors que d’autres conflits monopolisent l’indignation médiatique, le sort des chrétiens du Nigeria semble relégué au rang de simple « conflit local » ?
L’absence de condamnations fermes de la part des grandes instances internationales et la discrétion diplomatique, y compris celle de la papauté, face à l’ampleur de la tragédie, interrogent. L’indignation serait-elle devenue sélective ?
Un cri pour la justice
Pour les survivants du Plateau, le temps n’est plus aux prières de consolation, mais aux actes. Ils réclament une intervention immédiate et une protection internationale. Car au rythme où le sang coule, bientôt, il n’y aura plus personne pour enterrer les morts, ni pour témoigner de la barbarie islamiste.
Amnesty International (Avril 2025) : L’organisation dénonce l’échec sécuritaire « inexcusable » après le massacre de 51 personnes au Plateau. Le rapport souligne l’incapacité des autorités à protéger les civils.
- Lien : Plateau: Killing of 51 People Is an Inexcusable Security Failure
- International Christian Concern (Juillet 2025) : Un rapport détaillé sur l’enterrement de 27 chrétiens (dont des femmes et des enfants) massacrés dans le village de Bindi. Les témoins y décrivent le climat de terreur constante, même pendant les cérémonies funéraires.
- Lien : 27 Christians Buried Following Fulani Militia Attacks in Nigeria’s Plateau State
- Open Doors (Portes Ouvertes – Mars/Avril 2026) : Article sur les massacres survenus lors du dimanche des Rameaux 2026 à Jos (Plateau), où au moins 27 personnes ont été abattues dans une zone à prédominance chrétienne.
- Christian Solidarity International (CSI) : Cette organisation suit de près ce qu’elle qualifie de « génocide » dans le centre du Nigeria. Elle rapporte les attaques de milices lors des fêtes religieuses et des périodes de deuil.
- Lien : 27 killed in devastating attack in Nigeria on Palm Sunday
