Malheureusement, le militantisme de terrain semble trop souvent s’effacer au profit d’un certain notabilisme.
À force de graviter autour des mairies, des ministères et des cercles du pouvoir — une tendance que l’on observe de mandat en mandat depuis des décennies —, certains représentants finissent par s’installer dans un confort institutionnel.
En se focalisant sur la quête de places, de reconnaissance ou de distinctions, ils s’éloignent des réalités quotidiennes et des attentes concrètes de la base.
C’est le paradoxe de cette diplomatie de salon : elle oublie la réalité d’en bas. Fort heureusement, ce constat ne s’applique pas à tous, mais il décrit une tendance lourde et regrettable de nos structures de représentation.
C’est probablement pour cette raison que le problème du « nouvel antisémitisme » n’a pas été résolu en vingt-cinq ans. Certains estiment qu’en voulant suivre la ligne de l’exécutif, on ravive la fameuse politique du « pas de vague ».
