La fin de l’entre-soi, c’est le passage d’une société du secret à une société de la vigilance. On ne peut plus cacher la réalité derrière des discours lissés quand les faits sont sous les yeux de tous.
Les faits sont désormais publics : l’année 2025 a marqué un tournant tragique pour les communautés juives mondiales. Selon le dernier rapport de l’Université de Tel Aviv (TAU), les attaques antisémites ont causé la mort de 20 personnes, un bilan jamais atteint depuis l’attentat de l’AMIA en 1994.
Un bilan sans précédent depuis trois décennies
Alors que certains discours officiels tendent à diluer la nature des menaces, les statistiques compilées par le Center for the Study of Contemporary European Jewry sont sans appel. En 2025, 20 personnes ont été assassinées dans des attaques spécifiquement motivées par la haine des Juifs, souvent entremêlée d’antisionisme radical ou d’idéologie jihadiste.
La cartographie de la terreur
L’étude souligne que la majorité écrasante de ces décès (18 sur 20) est directement imputable à l’islamisme radical. Trois attaques majeures illustrent cette réalité :
- Sydney, Australie (15 victimes) : L’attaque la plus sanglante a eu lieu lors d’une célébration de Hanoucca sur la plage de Bondi. Les assaillants, Naveed et Sajid Akram (père et fils), ont ouvert le feu sur la foule. L’enquête a révélé qu’ils s’inspiraient de l’idéologie de l’État islamique (EI) et avaient enregistré des vidéos de propagande contre les « sionistes » avant de passer à l’acte.
- Manchester, Royaume-Uni (2 victimes) : Le jour de Yom Kippour, Jihad Al-Shamie, un individu ayant prêté allégeance à des thèses islamistes radicales, a attaqué la synagogue Heaton Park Hebrew Congregation, tuant deux fidèles.
- Boulder, États-Unis (1 victime) : Lors d’une marche de solidarité pour les otages, Mohamed Sabry Soliman a attaqué le cortège avec un lance-flammes artisanal et des cocktails Molotov. Une femme de 82 ans a succombé à ses blessures. L’assaillant a déclaré avoir ciblé le groupe car il s’agissait de « sionistes ».
Le déni face à l’idéologie
Le rapport de l’Université de Tel Aviv note une « normalisation » du discours antisémite, où la violence physique extrême devient la conclusion logique de la rhétorique radicale. Uriya Shavit, éditeur en chef de l’étude, souligne que si les actes de vandalisme ont parfois stagné, la létalité des attaques a explosé.
Le profil idéologique des assaillants
Les chercheurs du Centre d’étude de la communauté juive européenne contemporaine de la TAU notent que les auteurs de ces violences meurtrières se répartissent en deux catégories principales :
- L’islamisme radical / Jihadisme : Responsable de la majorité des décès (18 sur 20), agissant souvent sous l’influence de la propagande liée aux tensions au Moyen-Orient.
- Le suprématisme blanc : Demeure une menace violente constante, notamment aux États-Unis.
Le constat est clair : l’islamisme radical demeure le principal moteur de l’antisémitisme meurtrier à l’échelle internationale. Un fait que les statistiques de 2025 rendent désormais impossible à occulter pour les observateurs et les décideurs politiques.
Source : « Antisemitism Worldwide Report 2025 » – Université de Tel Aviv / Wire Story AP-ABC News.
