L’héritage du déni : des années 2000 à aujourd’hui

  • Auteur/autrice de la publication :
  • Post category:Média
  • Commentaires de la publication :0 commentaire

Utiliser l’antisémitisme à des fins politiques, c’est fragiliser la cause qu’on prétend défendre.
La saturation médiatique tue la vigilance. Pour être entendue, la lutte contre la haine doit impérativement sortir de l’arène des petits calculs.

Et pourtant, une question demeure : où étaient les donneurs de leçons actuels dans les années 2000 ? Lorsque l’antisémitisme a explosé, le pouvoir en place l’a minimisé, détournant le regard car la menace avait « changé de trottoir ».

Ce silence d’hier rend l’agitation d’aujourd’hui bien peu crédible. Depuis 20 ans, les actes ne proviennent plus seulement de l’extrême droite traditionnelle, mais d’individus radicalisés, souvent influencés par le conflit au Proche-Orient et issus d’une immigration non intégrée.

L’impuissance de l’État dans certains quartiers est un fait historique.

​Le double discours de la Macronie

On sait que certains courtisans, ou certains membres de la « gauche caviar », sont nourris, voire « perfusés », par les privilèges de la Macronie. Pourtant, on aimerait les entendre dénoncer la responsabilité réelle du sommet de l’État. L’antisémitisme n’est pas qu’une affaire de mots ; c’est une affaire d’actes.

​Entre les appels à l’embargo contre Israël à l’ONU et l’impuissance face à l’immigration incontrôlée, le gouvernement a ouvert les vannes. On ne peut pas prétendre protéger les Français juifs tout en affaiblissant leur sécurité diplomatique et intérieure. Ce double discours atteint aujourd’hui ses limites physiques et morales.

​Le constat est d’autant plus amer lorsque l’on observe la gestion des manifestations pro-palestiniennes. Laisser défiler des slogans appelant à l’Intifada en toute impunité est une faute. Si les organisateurs ont une part de responsabilité évidente, l’État est coupable d’avoir autorisé ces rassemblements sans fixer de limites fermes.

​En laissant ces slogans de haine se propager dans nos rues, le pouvoir privilégie une « paix sociale » précaire au détriment de la sécurité réelle et durable des citoyens. On ne peut pas prétendre combattre l’antisémitisme le matin lors de commémorations officielles et autoriser des appels à la violence le soir dans nos espaces publics.

La République ne peut plus se payer de mots.

Laisser un commentaire